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    Le Caillou qui bique

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    Le Caillou qui bique

    Message par Admin le Jeu 23 Nov - 20:07

    Il s'agit d'un rocher naturel de 20 à 25 mètres d'élévation. Monsieur HECART, dans son dictionnaire du patois de Valenciennes, explique la terminaison du nom de notre rocher de la manière suivante: "Une pièce bique lorsqu'elle dépasse celle sur laquelle elle est placée et qu'elle est comme en équilibre". Le caillou-qui-bique est un poudingue ou roche composée de fragments de substances quartzeux réunies soit sans ciment visible, soit par un ciment quartzeux ou quarto argileux non calcarifère.

    ROISIN-Le caillou-qui-bique. 


    Un géologue belge, d'Omallus d'Halloy désigne ce poudingue sous le nom d'étage du poudingue de Burnot, entre Namur et Dinant. Ces poudingues forment souvent des pierres très solides dont on fait des pavés, des meules de moulins, des ouvrages de hauts-fourneaux. Le poudingue qui compose le caillou-qui-bique, de nature plus friable que celui de la province de Namur donne un marbre des plus remarquables, malheureusement, il n'est guère possible de l'exploiter.
    Origine du caillou-qui-bique, d'après une légende humoristique. 
    Un jour un brave type revenant d'une visite à l'Enfer se rendit auprès de Saint Ghislain: "Bon moine, dit-il, j'ai compassion de vous et veux vous confier ce que j'ai appris là-bas: le Diable va bientôt parcourir cette contrée, parce qu'il vient démolir et bombarder votre abbaye. "Effrayé, le missionnaire se décida à user de ruse. Il s'en alla de porte en porte demander pour aumônes tous les vieux souliers et savates hors d'usage. Déjà Ghislain en avait ensaché une quantité, lorsque longeant la Honnelle, il rencontra le diable essoufflé, assis sur l'herbe; à coté de lui gisait un énorme sac contenant le caillou-qui-bique. "Eh là, m'camorade, dit l'hypocrite au moine, savez si y a long d' et' chi s'qu'à l'abbaye?"Ghislain répondit: "Veyez, ravisez, v'là tous les bottines qué d' j'ai usé pou v'ni dé là t' qu'à chi!" Et ce disant, Ghislain vida sa sachée de savates.
    A cette vue, le Diable découragé et furieux disparut, laissant là son sac et le caillou. Depuis lors, nous voyons l' caillou qui bique toujours.

    ROISIN - Le célèbre Caillou-qui-bique. 


    LA ROCHE MAUDITE
    Un industriel, le comte Camille de Louvencourt, tenta vers le milieu du 19ème siècle, 1'exploitation du poudingue du caillou; or non seulement le sciage devenait par trop dispendieux, mais le polissage était pour ainsi dire impossible parce que les galets qui composent la roche sont, les uns trop durs, les autres trop friables, ce qui nécessitait des précautions inouïes pour arriver à un bon résultat.
    Plusieurs blocs situés prés du caillou-qui-bique indiquent le point de l'extraction.. L'un des ouvriers chargés d'extraire ces blocs eut le bras emporté par une mine le 28 janvier 1858. Depuis lors le nom deRoche Maudite a été donné à cette partie du rocher.
    LA ROCHE PELEE
    Derrière le caillou-qui-bique s'étale une roche dénudée. Jusqu'à la seconde partie du 19ème siècle, les quelques plantes grimpantes qui y végétaient mouraient, faute de nourriture; la pierre était pour ainsi dire complètement nue. Petit à petit, les apports naturels de terre sur la roche ont permis à la végétation de s'y attacher. Le feu détruisit malheureusement cette pauvre végétation le jour de l'inauguration du monument de Sebourg après la guerre 14-18.
    Depuis, petit à petit cette végétation est revenue et du bas, au pied de la rivière, il est difficile de la voir, bien qu'elle traverse le sentier et semble s'enfoncer dans la Honnelle. Il faut aller en haut en passant par le sentier qui va du café du garde jusqu'en haut du caillou pur la voir un peu mieux.

    ROISIN - La roche pelée. 


    LES TROUS DES SARRASINS OU GOUFFRE
    En face du caillou-qui-bique, sur le flanc droit de la vallée, on remarque d'autres roches de même nature donc des poudingues qui formaient primitivement avec lui une masse continue mais que des dislocations géologiques ont désunie. On les désigne sous le nom des roches du caillou des diables. En dessous de ces rochers, dans la grande Honnelle, se trouvent des cavités vulgairement connues sous les noms singuliers de "trous des diables, trous des sarrasins, portes de fer, portes de l'enfer".
    On ne connaît pas la profondeur de ces cavités inexplorées, mais certains géologues prétendent qu'elles servent d'entrée à une galerie souterraine qui s'étend jusqu'au centre de Bavay.
    En cet endroit, désigné aussi sous le nom de gouffre eu lieu le 26 juin 1826 un terrible accident. Une institutrice de Roisin Mademoiselle Adèle BLEUNAR était venue avec 7 élèves et une autre enseignante se promener à cet endroit. Des filles ont été autorisées à prendre un bain de pied. L'une d'entre elles, Martine DESCAMPS de Dour s'éloigna de ses compagnes et disparu sous l'eau. Deux autres élèves voulant la secourir disparurent elles aussi. Les autres se mirent à crier et Mademoiselle Bleunar, n'écoutant que son courage s'élança dans la rivière dans le but de sauver les disparues, mais elle aussi n'en revint pas et se noya dans le gouffre. Les corps ne furent retirés de l'eau qu'une heure et demie plus tard. Des soins leur ont été prodigués pendant 4 heures mais en vain. Les trois enfants étaient âgées de 14 ans.

    ROISIN - Caillou-qui-bique "Le gouffre". 


    Pendant de longues années, il a été interdit de se baigner à cet endroit, et ce lieu a toujours été réputé pour les habitants de Roisin, d'Angre et d'Autreppe comme maudit et dangereux.
    LE CABINET DES SORCIERES.

    ROISIN - Le Caillou qui bique. - Cabinet des Sorcières. 
    A droite de la montagne du caillou-qui-bique se dresse un rocher sous lequel se trouve une cavité en partie bouchée désignée du nom de "Cabinet des sorcières".
    Au temps des croyances populaires aux sortilèges, et ce vers le 16ème siècle, les sorcières tenaient leur sabbat à cet endroit et se retiraient dans la cavité. Des femmes réputées telles que la rumeur publique, le clergé et les seigneurs de l'époque ont ainsi été martyrisées, voire mises à mort.
    D'autres personnes de la région situent le-dit cabinet le long du chemin de Gussignies, dans une petite grotte sur les hauteurs de la carrière de l'ex marbrerie Cordiez.
    Qui a raison depuis le XVlème siècle ?

    POUR DECOUVRIR Aller sur le site :
    http://www.honnelles.be/10villages.html

      La date/heure actuelle est Mar 12 Déc - 21:05